Bienvenue .

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BIENVENUE


Tu vas commencer à lire mon nouveau blog. Détends-toi. Concentre-toi. Ecarte de toi tout autre pensée. Laisse le monde alentour s'estomper dans le vague. Plus tard, quand tu liras Si par une nuit d'hiver un voyageur, d'Italo Calvino, tu te rendras compte que ce début est entièrement pompé sur lui. Mais tu ne m'en voudras pas, non, bien sur que non, tu souriras, avec ton beau sourire de lecteur satisfait, et un bien être t envahira. Cela dit, si tu m'en veux, sache que je ne t aime pas non plus.

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Si j'ai eu l'idée de commencer ce genre d'activité d'écriture, c'est dans le but de pouvoir y recencer toutes pensées et impressions forgées dans ma petite tête d'adolescent afin que chaque personne de mon entourage puisse avoir une explication à un comportement que j'aurais pu avoir vis-à-vis d'eux. Je ne suis pas ici pour faire l'éloge de ma personne, oh non,... Car il n'est rien en moi de louable.
Ce blog est uniquement « voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce qu'ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive, la connaissance qu'ils ont de moi. » (Essais. Montaigne)

Le destin que je livre à ce projet est donc semblable à celui qu'envisageait Montaigne en écrivant la préface de son ½uvre...

# Posté le dimanche 16 juillet 2006 09:48

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 13:37

Moi ... ?


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Normalement, si vous êtes ici, c'est que vous me connaissez certainement déjà, si peu soit-il. Je ne vais donc pas chercher à me décrire puisque je n'arriverai de toutes facons pas à être suffisamment objectif...
Simplement, en cherchant un peu, vous trouverez assurément une photo de moi. Pour ce qui est de mon caractère, n'attendez pas à ce que je vous l'explique étant donné sa complexité : la description prendrait une ampleur bien trop importante pour se limiter à un article. Et puis, qui se connaît vraiment ? Je ne suis qu'à la genèse de ce blog, comme je suis au seuil de ma vie ; comment voulez-vous que je sache qui je suis vraiment ?

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Vous apprendrez donc à me connaître au fil des lectures que je pourrais vous apporter dans tous les articles que j'écrirais mais aussi dans la vie réelle pendant des discussions et moments partagés.

Sachez simplement que je suis né le 5 Mars 1989 dans la petite clinique de Clichy la Garenne, que j'étudierais l année prochaine en classe de terminal S à Paris et que je suis cambodgien (Pour ceux qui ne savent pas où se situe le Cambodge, prenez un atlas).

# Posté le dimanche 16 juillet 2006 10:00

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 10:19

Julie...<3

Julie...<3


Il y a, dans ce monde, peu de personnes capables de moduler mes humeurs. Ces personnes sont généralement du même sang que le mien mais il reste tout de même des exceptions...

Celle que vous voyez sur la photo en fait parti...


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Il était une fois un garçon paumé. Il était une fois une fille perdue.

Ces deux petits enfants se sont rencontrés un jour, par le plus heureux des hasards. Leur chemin se sont croisés. Ils se sont jurés de ne plus jamais se quitter car ils savent tous deux qu'ils seront de nouveau dans l'errance et la douleur si le lien qui les unit venait à se rompre... Il l'aime comme sa propre soeur. Elle l'aime comme son propre frère. Chaque jour qui passe, ils ne peuvent s'empêcher de penser l'un à l'autre, de s'inquiéter l'un pour l'autre, de sourire l'un avec l'autre. Leur amitié, si vite forgée, est destiné à perdurer éternellement dans la tendresse, l'écoute et le soutien réciproque.



Mais il arrive que parfois le petit garçon ait peur, qu'il s'inquiète pour un détail auquel la petite fille n'a pas attention. Alors le doute s'installe dans le c½ur du premier et se répand sur la conscience de la seconde. A ce moment, les deux petits enfants souffrent d'un mal qu'ils ont eux-même causé... ou plutôt par la faute du petit garçon. Même s'ils se réconcilient toujours, le regret envahit peu à peu celui qui est à l'origine de la petite querelle. Il se sent mal. Il se sent coupable. Il a souvent peur que la petite fille se détourne de lui, ne fasse plus atention à ses peines et finalement l'abandonne... Ces pensées l'obsèdent, le hantent et un jour... il éclate. L'inquiétude qui s'est accumulée le bouleverse violemment... Il devient triste, malheureux, honteux d'être un fardeau de plus pour la petite fille... Il ne sait plus comment réagir et se retrouve à nouveau perdu comme il l'était auparavant.
Cependant, au fond de lui-même, est enfoui cette petite lueur d'espoir ; l'espoir que la petite fille fasse disparaître les ténèbres qui l'entoure... Alors il attend...

Je suis ce petit garçon ; elle est cette petite fille...

Ma Julie, tu as certainement dû être surprise par mon changement brutal de comportement cette semaine... Tu as ici en quelques lignes les raisons de ma violente « métamorphose »... Mais je t'ai écrit un mail plus détaillé pour t'expliquer ça. Je ne sais pas si tu me comprends, si tu m'en veux toujours,...

Mais je sais une chose : je t'aime ma Julie... Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée. De toutes façons, personne n'a su définir ce que signifiait l'Amour alors je me fie à mon c½ur, à mes sentiments... Je serai toujours là pour te protéger, pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu sois heureuse,... pour toi. Car il n'est rien de plus insupportable de sentir la douleur de la personne qui compte le plus à mes yeux... Je pense à toi chaque minute où il m'est possible de penser. Tu es cette petite fille qui me guide, je suis la petite main que tu prends pour me conduire au bonheur...

Je t'aime...

# Posté le dimanche 16 juillet 2006 10:49

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 12:24

Amandine

Amandine

Un ange déchu est tombé du ciel...

Un jour où je n'attendais rien de personne, où ma vie se prolongeait normalement sans joie ni peine, tu es apparue sous les traits d'une jeune fille ordinaire : souriante, gentille, attachante, ...

Le premier jour, tu semblais heureuse. Peut-être n'étais-tu pas encore consciente des horreurs de cette Terre... La discussion que nous avions eu était gaie ; tu me racontais ta vie et je te racontais la mienne. Rien de là ne présageait ton tourment ; tu le cachais...sans doute...derrière ces rires, ces questions intéressées...

Le deuxième jour, tu as senti le besoin de te confier, de parler des raisons de cette tristesse qui t'avait envahie brutalement... Tu m'en as parlé ; j'ai fait tout ce que j'ai pu pour te redonner le sourire... Puis tu as souri.

Les jours qui suivirent, tu as continué à te confesser, à me faire part de toutes tes humeurs, de ton pessimisme, des relations avec ton entourage que tu estimais fragilisées par ta faute... Je t'ai écouté, j'ai tenté de te conseiller sans vraiment te connaître, je me suis alarmé, inquiété pour toi... Tu as été touchée par mes propos ; tu m'as remercié car je ne te jugeais pas...



Maintenant, tu as peur pour moi...
Tu sens que tu n'es pas très juste...
Tu te fais du souci pour moi...
Tu crainds ma douleur... Douleur que tu m'aurais transmi
Tu crainds que je ne sois peiné par cette amitié qui nous lie...
Tu ne sais pas ce que je ressens...
Tu ne sais pas ce que j'éprouve pour toi...
Tu ne sais pas si je suis triste...
Tu ne sais pas si je suis heureux...

Mais tu ne sais pas aussi que jamais je ne te lacherai
Tu ne sais pas que jamais je ne t'oublierai
Tu ne sais pas que pour te redonner le sourire je ferais tout ce qu'il m'est possible d'accomplir
Tu ne sais pas que tu m'as ébloui
Tu ne sais pas que tu m'as touché
Tu ne sais pas que tu m'as frappé par ta douceur et ton innocence

Et tu ne sais pas à quel point je t'aime Amandine...

Alors sache désormais que je serai toujours là pour te consoler, pour te soutenir... que quoi que tu me dises, jamais tu ne me blesseras... que quoi que tu fasses, jamais je ne t'en voudrais...

C'est une belle chose de te connaître... Tu m'apprends ce qu'est la vie... Je t'apprends comment vivre... Et pour une fois, je me sens utile à quelque chose...

Amandine, je t'aime... <3

# Posté le lundi 17 juillet 2006 04:52

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 13:34

La vie est belle...

La vie est belle...


On m'a dit un jour que la vie est belle...

Certes, la mienne n'est pas plus mal : toute ma famille est là pour moi si j'en ai besoin, j'étudie dans l'un[e] des plus prestigieuses écoles de Paris, j'ai des amis qui sont là pour m'écouter et j'adore les plats que me prépare ma maman...
Je n'ai donc pas à me plaindre de ma vie...


Cependant, le destin est tout autre pour nombre de personnes...

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Celle de mon cousin par exemple... :
Mon cousin naquit au Cambodge peu avant la guerre civile qui fut provoqué par l'arrivée des Khmers rouges au pouvoir, sous la direction d'un certain Polpot, par le plus pur des hasards : A l'age où les garcons deviennent hommes, mon oncle envisage ses premiers émois amoureux avec l'une des servantes de la maison, relations qui plus tard donnera naissance à ce fameux cousin... Né donc par le geste immature d'un homme pas encore vraiment adulte... du moins dans sa tête... La guerre éclate, forçant mon oncle et mon père à fuir le pays. Par la même occasion, mon cousin, délaissé également par cette mère partie vivre avec un autre homme, est abandonné à ma grand-mère ... Dés son enfance, mon cousin semble être donc un fardeau pour tous ceux qui l'entourent. Il suit ses études quasi-normalement. Son père est allé s'installer aux Etats-Unis. Le mien en France. Ma grand-mère décède peu après. Mon cousin n'a pas le choix. Il doit venir en France puisque son cher papa s'est marié et a eu un enfant. Il débarque donc à l'age de 18 ans dans un pays qu'il ne connaît pas, chez des gens qu'il ne connît pas plus que le pays où il a atterri... Ces gens, ce sont mon père, ma mère et moi, quoique je ne sois encore un peu jeune... Il se voit obligé de recommencer ses études, le niveau n'étant pas le même en France qu'au Cambodge. Le voilà donc en sixième, à 18 ans... Perdu, paumé, déboussolé, il n'est pas comme les autres : Il ne parle pas la langue, il n'a pas eu la même éducation, il se sent seul... C'est pourquoi, il n'a jamais eu vraiment d'amis... simplement quelques connaissances... Il devient finalement électricien, enfin je n'en sais trop rien... Toujours est-il qu'il n'arrive pas à vivre normalement... Son mental est blessé... torturé... Il ne vit pas vraiment dans cette répétition monotone « métro, boulot, dodo »...

Et un jour, tout à coup, il tombe amoureux... amoureux d'une fille un peu comme lui... une fille seule, parlant cambodgien et ne connaissant pas un mot de francais... une fille sensible et perdue... Mais cette jeune fille dont je vous parle, n'est autre que sa propre cousine... ma cousine... envoyé par ses parents restés au Cambodge pour suivre ses études et travailler en France... Parce que là-bas, dans ce petit pays d'Asie que personne ne connaît, les gens font souvent l'analogie entre France et El Dorado... ou bien corne d'abondance... bref un pays où l'argent tombe du ciel et où les gens sont heureux... Mon cousin donc, comme je le disai, tombe amoueux de sa cousine... Amour à sens unique évidemment... Mais ma cousine a besoin de papier car au bout de quelques mois, les étrangers prennent vite le statut de clandestin... alors par un élan de gentillesse que je n'ai connu qu'à lui, il se propose de l'épouser afin de pouvoir lui offrir la nationalité française... Les jours passent... On imagine que finalement les deux cousins partageront un amour réciproque... Du moins, on espère... Mais il s'avère que mon cousin ne change pas... Il reste toujours aussi muet... perdu... Certes, il sort plus, entrainé par sa nouvelle épouse ; il sourit de plus en plus mais il ne cesse de garder en lui ce petit goût de claustrophobie, un sentiment de ne pas être aimé, pas à sa place... Et puis les années passent dans cette monotonie pesante... Ils achètent un appartement, trouvent un rythme de vie... Puis après cinqs ans d'attente, les papiers arrivent enfin... Des papiers devenus presque sacrés... Ma cousine devient donc officiellement française...
Un mois après, elle prend l'avion avec un aller simple pour la Nouvelle Zélande où elle rejoint son petit copain du Cambodge... Un amour qui a dépassé la distance pendant plus de cinqs ans... Est ce beau de ce point de vue-là ?... Un amour qui laisse place au désespoir et à la solitude d'un homme meurtri...

Cher cousin, tu as souffert, tu as vécu le malheur, l'enfer,... Tu es dans ton univers ; un univers de désespoir où au moins tu as ta place. Seulement dans ce monde que tu t'es créé, tu es seul. Ce monde n'est qu'utopie et chaque matin, tu reviens sur Terre... Tu dois haïr tous les Hommes du monde. Au fond de ton c½ur, tu es blessé. Une blessure qui ne guérira pas sans doute car tu as connu toutes les souffrances...

Mais tu n'es pas seul. Moi qui ne suis qu'un vulgaire adolescent, un enfant innocent nageant dans le confort, je pense à toi... Tu es l'archétype de la gentille, rien en toi n'est fait de haine et tu es un modèle de générosité... Une générosité qui finalement s'est avérée destructive. Mais sache que moi quand je serai capable de faire quelque chose, quand je gagnerai enfin ma vie,... bref quand je deviendrai adulte, je ferai en sorte que tu vives ce bonheur que tu ne connais pas...
Personnage tragique à l'image d'¼dipe, tu fais parti de ces héros qui devraient rester dans l'Histoire... On ne devrait pas t'oublier...

Je pense à toi...

# Posté le mardi 18 juillet 2006 13:31

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 13:37